Guiks, c’est bien mais ça sent le gruyère

18 juin 2009 par Dalsh

Vu ici : La fin de Guiks, juste après SnowTiger [EDIT] ;(

Commentaire de Meskalyn (le gars qui gère Guiks) :

Guiks n’est pas mort, on fait des tests SQL dessus donc le site est down.

Mais toujours accessible via HTTPS : https://www.guiks.net/ sans le CSS pour l’instant.

La maintenance va durer plusieurs jours!

Mais Guiks reviendra, la mise en place de connexion chifrée pour empêcher le dump de bdd avec les mdp en MD5 demandent du temps!

Des mots de passe en MD5 ? Ah parcequ’avant ils étaient en clair dans la base de donnée ? Et la base de donnée a été dumpée ? Franchement les gars, un peu de sérieux. Guiks c’est génial, mais c’est pas des films de vacance et des distributions linux qu’il y a sur le tracker, loin de là. Alors après l’histoire SnowTigers, dépéchez vous de combler les CSRF, XSS, injections SQL et autre joyeusetés avant que ça ne devienne sérieusement le bordel…

Voir aussi :

Données privées du tracker Guiks diffusé sur la toile

Guiks.net hacké – un effet HADOPI ?


HelloWorld pour Opera Unite, le navigateur qui fait frigo

17 juin 2009 par Dalsh

Opera a annoncé il y a quelques temps l’arrivée imminente du « web réinventé ». Faute de réinvention, c’est quand même un concept intéressant qui a fait son apparition, sous la forme de Opera Unite.

Une idée simple pour beaucoup de possibilités

Concrètement, l’idée c’est que chaque utilisateur est aussi diffuseur de contenu. Par le biais de petits web-services hébergés sur sa machine, l’utilisateur peut mettre à disposition des galeries photo, des fichiers, de la musique en streaming, des pages web, une messagerie, ou même un frigo sur lequel n’importe qui peut venir coller un post-it. Le tout restant sur sa machine, pas besoin de passer par un serveur tiers.

Le fonctionnement est plutôt simple, Opera a pris son navigateur web et a mis un serveur web dedans. Le serveur, qui tourne donc sur la machine de l’utilisateur, reçoit des requêtes par le biais d’un proxy (operaunite.com) qui fait le routage. Une fois la requête reçue, celle-ci est passée à une application javascript qui s’occupe du traitement (afficher une galerie d’images, afficher le frigo, fournir un fichier, afficher une page web).

En pratique, on accède à la page Unite de quelqu’un grace à une adresse de la forme : http://nomMachine.nomUtilisateur.operaunite.com/nomApplication/
Par exemple, pour accéder à mon frigo il faudra aller à cette url : http://home.dalsh.operaunite.com/fridge/.

Quelques détails techniques

L’intention d’Opera est clairement de créer une communauté aussi bien d’utilisateurs, que de développeurs capables de créer de nouvelles applications Unite, à la manière de firefox et ses extensions. Une application Unite se présente sous la forme d’un fichier .us (Unite Service) qui n’est en fait qu’une archive. À l’intérieur, un fichier config.xml qui contient le nom du service, sa description, le nom de l’auteur etc, et un fichier index.html, point d’entrée du service qui en contient toute la logique. Alors bien sur on peut diviser le code en autant de fichiers que l’on veut, mais au minimum il ne faut que cela, 2 fichiers dans une archive.

Pour communiquer avec le serveur intégré au navigateur, opera fourni une API toute simple. Voici un petit Hello World pour illustrer :

config.xml

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<widget>
  <widgetname>Hello World</widgetname>
  <description>Hello World pour Opera Unite</description>
  <author>
    <name>Dalsh</name>
  </author>
  <feature name="http://xmlns.opera.com/webserver">
    <param name="type" value="service"/>
    <param name="servicepath" value="helloworld"/>
  </feature>
</widget>

index.html

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<!DOCTYPE html>
<script>
var webserver;
 
window.onload = function () {
 
    webserver = opera.io.webserver
 
    if (webserver)
    {
        webserver.addEventListener('_index', helloWorld, false);
    }
}
 
function helloWorld(e)
{
    var response = e.connection.response;
    response.write( '<!DOCTYPE html>'
        + '<html><head><title>HelloWorld!</title></head>'
        + '<body><h1>Hello World !</h1></body>'
        + '</html>'
    );
    response.close();
}
 
</script>

C’est de l’event-based, donc assez simple.

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webserver.addEventListener('_index', helloWorld, false);

addEventListener permet de d’associer un événement à un callback. Ici, quand la racine du module est demandée on éxecutera la fonction helloWorld

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var response = e.connection.response;
response.write(...);

Les fonctions callback prennent un événement en argument. Cet événement contient la requête ( e.connection.request ) et la réponse dans laquelle il va falloir écrire le résultat à envoyer au client.

Pour tester il suffit de zipper les deux fichiers dans une archive helloworld.us et de glisser l’archive dans Opera. Ensuite, on va à l’adresse http://machine.utilisateur.operaunite.com/helloworld/.

A noter, il est aussi possible de ne pas utiliser le serveur operaunite.com. Le serveur web est configuré par défaut pour écouter le port 8840 et rien ne vous empêche d’y accéder directement via http://votreip:8840/, à condition que votre routeur soit configuré correctement ou compatible UPnP.

Au final, même si Unite est prometteur Opera risque de souffrir de la faiblesse de sa base d’utilisateurs, plutôt réduite. Personnellement je me servais déjà d’Opera et je trouve ces nouvelles fonctionnalités tout à fait bienvenues, mais je doute que les utilisateurs habitués à firefox ou safari soient près à changer leurs habitudes uniquement pour Unite.

En tous cas je vous invite à tester, en téléchargeant Opera Unite


Google squared, du nouveau chez Google labs

16 juin 2009 par Dalsh

« Carrez vos résultats de recherche avec Google squared«   (oui carrer c’est un verbe, ça veut dire « rendre carré »), nous dit google (voir l’article du blog google). Google squared est une nouvelle façon plutôt intéressante de présenter les résultats d’une recherche.

Tapez un sujet en anglais et au pluriel (par exemple « US presidents » ou « romantic movies » comme suggéré par le site), et vous obtenez un tableau comparatif des résultats, dont les colonnes sont créées automatiquement et modifiables manuellement.

google squaredCertaines recherches renvoient des tableaux complets et pertinents

Par exemple si je cherche cellphones, j’obtiens une liste de téléphones avec référence, photo, description, marque, et quelques détails techniques. Si je veux aussi le prix, j’ajoute simplement la colonne price, et j’obtiens… à peu près n’importe quoi. Squared n’est pas tout à fait au point, et n’est que moyennement utilisable, mais c’est une expérience intéressante dont je ne serais pas surpris de retrouver des morceaux dans d’autres futurs applications de google, comme google wave.

La page google squared.


Yopmail, email jetable

11 juin 2009 par Dalsh

Parlons d’un service web que l’on peut qualifier d’indispensable, je pense. Il s’agit de Yopmail, un service d’email jetable idéal pour fournir une adresse à des sites louches, ou des trucs où l’on ne reviendra probablement jamais.

La différence avec un site tel que jetable.org est que vous avez accès à un véritable webmail où vous pourrez accéder aux mails reçus (confirmation d’inscription, etc) pendant 5 jour.

Evitez ce genre de choses

Ici, vous n’avez pas à fournir votre véritable adresse email, il ne s’agit pas d’une redirection. Pas besoin non plus de s’inscrire. Il suffit de choisir un nom, par exemple zoin, pour accéder à la boite mail zoin@yopmail.com, pour laquelle nous est aussi fourni un alias plus crédible (certains sites n’acceptent pas les adresses jetables).

Attention toutefois, la boite mail temporaire que vous utilisez est potentiellement accessible par n’importe qui, alors hors de question de l’utiliser pour recevoir des informations confidentielles ou pour tenir une conversation (même si les emails peuvent être supprimés manuellement), mieux vaut préférer jetable.org pour ce genre d’utilisation.