C’est mon premier post sur ce blog, en guise de présentation, je propose un petit article sur quelques sujets qui me sont chers : GNU/Linux, les logiciels libres, la réduction des dépenses énergétiques mais également quelques élucubrations pour détendre l’atmosphère !
Le sujet du jour reviendra sûrement souvent sur le tapis. En effet, la légereté du système est pour moi un élément très important de l’ergonomie. Je préfère largement la rapidité d’éxecution et d’affichage aux effets 3D qui n’apportent finalement pas grand chose au quotidien. Attention, cela ne m’empêche pas de respecter la prouesse technologique que les bureaux 3D peuvent représenter.
Ces derniers temps, l’ergonomie a tendance à rimer avec toujours plus plus d’effets graphiques. Je peux comprendre que l’on puisse chercher à rendre son système plus « sexy » mais tout à un coût. Rajouter des effets graphiques du type bureau 3D amène forcément de nouvelles sources potentielles d’instabilité. Suivant le système d’exploitation, ces effets ne sont pas gérés de la même façon mais ils augmentent la consommation mémoire, processeur et/ou carte graphique. Autant de ressources qui pourraient être allouées autre part ou bien simplement pas utilisées du tout. Pour un usage bureautique standard, aucun intérêt à faire chauffer la carte graphique par exemple. Bien sûr il y a l’argument du matériel capable d’accomplir de telles prouesses, alors pourquoi s’en passer ?
L’une des raisons principales serait de consommer moins et ainsi économiser un peu sur sa facture d’électricité.
Consommer moins d’électricité permet également pour les portables de décharger moins rapidement la batterie ou de la recharger plus rapidement.
Consommer moins de ressources permet d’obtenir un système globalement plus réactif. Même si avoir plus de 2Go de RAM permet de tout faire tourner aisément, ce n’est plus la même chose lorsqu’il s’agit de virtualiser plusieurs OS sur son PC !
Enfin, retirer quelques effets graphiques permet d’améliorer la stabilité du système.
Ces dernières années j’ai passé pas mal de temps sous Windows XP. Je n’aimais déjà pas le thème par défaut de XP lui préférant le bon vieux thème Windows 98. Ce n’était alors pas pour gagner en performance mais simplement pour ne pas saigner des yeux en utilisant mon PC. A force de différentes bidouilles pour tenter de contourner les limites incompréhensibles imposées le système, lassé de devoir formater régulièrement mon PC pour le garder relativement propre et réactif, fatigué de configurer antivirus, pare-feu, anti-spyware, défragmenteurs et anti-adwares tous plus inefficaces les uns que les autres, après avoir pesté de nombreuses fois en essayant de réparer le système en espérant qu’un simple redémarrage suffira, j’ai décidé de passer à autre chose.
J’avais déjà fait quelques expérimentations avec GNU/Linux et n’étant pas très attiré par les produits Apple, j’ai testé différentes distributions Linux histoire de trouver chaussure à mon pied.
Après avoir testé Ubuntu, Xubuntu, Zenwalk, Fedora, Mandriva et Archlinux j’ai fini par adopter Debian. Je l’utilise en version Stable sur mon serveur et en version testing sur mon portable. Les raisons principales de ce choix sont le fait que cette distribution est largement utilisée et le fait qu’elle soit en rolling release, donc pas besoin de réinstaller le système à chaque nouvelle version de la distribution.
Après le choix de la distribution vient le choix de l’environnement de bureau. J’ai testé KDE, Gnome et XFCE. Mais dès que l’on cherche à alléger son système, ces environnements de bureau montrent vite leurs limites. Les environnements de bureau consomment énormément de ressources. Généralement leur mise en place procède à l’installation de tout un tas de programmes dont on n’aura pas forcément l’usage mais les retirer peut amener à rendre une partie du système inutilisable.
Concrètement, on va se retrouver avec des outils de connexion à distance, de messagerie instantannée, de gestion d’imprimantes, de gestion bluetooth etc.
C’est pourquoi j’ai décidé de passer à un environnement de bureau plus léger : LXDE.
L’avantage est qu’il n’installe pas beaucoup de dépendances. Il est toujours plus facile de partir d’un système minimaliste pour lui rajouter ensuite les fonctionnalités que l’on souhaite plutôt que de partir d’un environnement complet et de tenter de l’épurer.
L’avantage est que l’on maîtrise totalement son système, on sait ce que l’on installe, pourquoi on l’installe et en cas de problème il sera plus facile d’orienter les recherches.
Le but de l’article du jour était simplement d’amener à réfléchir sur ce que l’on attend de son PC et de ce qu’on a vraiment besoin qu’il fasse.
Pour information : mon installation Windows avec des logiciels installés prend environ 12Go, la partition ou est installée Ma Debian allégée prend moins de 3Go… et je ne parle qu’en terme d’espace disque ! la différence de consommation mémoire doit également être impressionnante. Le plus frustrant au final avec Windows XP est de voir qu’il prend autant de place alors qu’il faut se battre pour contourner ses limites (comme par exemple la limite de téléchargements…).
Bien qu’il existe des versions allégées de Windows, c’est sous Linux que m’est venue cette volonté de déterminer précisément mon utilisation du système. Au final, il ne s’agit plus de chercher un système qui peut tout faire mais d’avoir quelque chose de minimaliste qui « suffise » à mon usage quotidien.
Après tout, est il logique pour quelqu’un qui ne fait que de la bureautique et du surf sur Internet de disposer d’une copie à l’identique du système d’exploitation d’un comptable, d’un médecin, d’un joueur ou d’un développeur ?
Le but est de déterminer ce qui répondra à nos besoins : si je dois faire ça et ça, alors je peux me contenter de ceci, par contre si en plus je dois faire telle ou telle chose, alors je suis obligé d’installer celà même si c’est plus lourd.
Avant de passer par le choix du thème et du fond d’écran, la personnalisation de l’ordinateur devrait peut être commencer par le système d’exploitation en lui-même.
Personnaliser son installation peut être rapide si l’on a déjà ciblé ses besoins…
Dans le même ordre d’idée, on peut se poser des questions sur ses achats. Par exemple : ai-je besoin d’un véhicule 4×4 si je ne roule qu’en ville ?

On peut aussi se demander la chose suivante : ai-je besoin d’un véhicule 2×4 si je ne roule qu’en ville? ^^ Car moi je choisirais plutôt le 1×2.
Pas mal cet article, tu es l’homme qui écrit en blanc sur une page à fond noir.